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Réforme de l’Etat: l’angle d’attaque francophone peut être radical

Je réagis à chaud suite aux résultats des urnes (pas encore funéraires, n’en déplaise aux cassandres) en proposant un angle d’attaque radical des prochaines négociations pour les francophones. La voix de la Flandre a parlé, que dis-je, a toné à 32% de décibels: il faut réformer les institutions fédérales en vue de plus d’efficacité. A [...]

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Elections fédérales belges, cuvée 2010: mes impressions

Bon, ca y est. La campagne se termine et j’inspecte mon subconscient pour en analyser le substrat d’information qui y a percolé. Se succèdent  images,  sons,  phrases et  mots, des chiffres aussi – quoique peu en fait, trop peu (sauf “26%”, ca oui, souvent). Des émotions également: on a tour à tour cherché à susciter en moi  peur (tiens, qui rime avec “Bart de Wever”),   tristesse (Bye bye Belgium),  colère (“bon dieu des élections à un mois de la présidence européenne, quelle irresponsabilité!”), de la joie aussi (oh, pas des masses: “Si la Flandre nous quitte, on a un plan B” merci Elio), tout de même une bonne dose de dégoût et d’écoeurement (Milquet qui prône l’union fait la force mais joue un rôle de dernier rampart contre les séparatistes flamands alors qu’elle en est leur meilleur allié objectif, flanquée d’un Delpérée qui ne sait – vraiment – que dire “non”, pour la seule et unique raison que cela rime mieux avec “constitution”).

Les quatre fantastiques

Sur le fond, il n’y a que désespérément peu à dire. Peut-être ceci: nous les frrrraaancophones – le “peuple francophone” comme dirait Reynders -  serons les seuls européens à ne pas devoir subir d’austérité. Génial, non?
Grâce à qui? A nos Fantastischen Vier (Elio, Didjé,Joëlle et Jeanmi) qui feront payer les banques et les spéculateurs boursiers le coût du déficit de l’Etat ( 22 milliards tout de même). Evidemment, ils n’insistent pas trop sur le fait que ce sont deux décisions qui se jouent au minimum au niveau de l’Union Européenne, voire du G20. Et donc, dans longtemps (on parle de 2014). D’ici là, on fait quoi? Même avec des contributions extraordinaires de GDF et des banques, il y aura loin de la coupe aux lèvres.

De débat, il ne fut question

Non, comme d’habitude, le jeu politique ne volait pas haut, mais il faut surtout souligner que le battage médiatique n’a pas aidé à élever le débat: on n’y a quasi vu que les grands partis, avec la plus grande visibilité donnée à leurs présidents. On n’a notamment rien appris de nouveau lors des débats des présidents, l’un sur la RTBF (qui était enregistré, comme quoi, c’est l’audience plus que le statut qui détermine LA chaine sur laquelle il faut se montrer) l’autre sur RTL – celui là en direct. Toujours les mêmes réponses formulées pour remporter le plus grand consensus et qui du coup ne répondent pas au questions posées par des journalistes par ailleurs souvent nuls de chez nuls (mais que fait encore De Brigode à la barre?) Toujours cette impression que ces quatre là se voient tellement qu’au fond ils sont d’accord sur tout – chacun incluant dans son programme les pans de programmes de l’autre qui sont les plus vendeurs – et que la seule discussion intéressante serait d’assister à leurs négociations budgétaires, pour voir effectivement qui privilégie quelle option au moment de décider de l’affectation des moyens publics.

Les petits partis n’ont pas eu droit de cité, alors que les débats auraient été autrement plus intéressant si on mélangeait petits et grands, présidents, élus et aspirants, palliant leur inexpérience par l’effronterie autour de thématiques qui ne sont tout de même pas anecdotiques: l’avenir de Bruxelles et du pays, des pensions et de la sécurité sociale, de l’éducation, de la justice et de la sécurité. Et tiens, oui, de l’environnement (Au fait, Evelyne H. et Alain D., où en est l’enquête sur Aquiris?).

Dans ces conditions, le seul débat qui aurait été intéressant, le MR (et le PS dans une moindre mesure) nous l’a refusé: un débat flamands – francophones, qui aurait peut-être permis au petit peuple de voir que nos chevaliers blancs ne sont pas si blancs, après tout, et de découvrir des sujet habituels sous un autre jour. Làs, la politisation de la RTBF n’a pas permis que ce débat ait lieu. D’autant plus choquant que le MR est pour la circonscription fédérale. Visiblement, se présenter à l’électorat belge dans son ensemble, cela leur fait encore peur.

Points positifs

RTLInfo.be

La com’ politique tient de plus en plus du media training, ce qui nuit visiblement au débat de fond et augmente le désintérêt citoyen pour la politique. En regard de cela, j’ai trouvé la couverture des élections par RTL bien plus intéressante que celle de la RTBF avec notamment le site RTLInfo qui permettait de suivre les débats télévisés en direct, de dénicher moulte interviews de “petits” candidats via le “Talk Elections” de Grégory Goethals que j’ai trouvé excellent pour mettre à l’aise des candidats qui donnaient souvent leurs premières interviews télévisées et faciliter leur débit en posant des questions pertinentes et non sensationnalistes, et surtout  l’émission Sans Langue De Bois présentée par le joyeusement caustique et réunissant deux de mes bloggueurs bruxellois préférés: Mehmet Koksal et Charles Bricman, ainsi qu’Alain Raviart et Michel Henrion, un quator débatant avec une grande liberté de ton sur la prestation des différents invités.

Je veux donc saluer l’ouverture d’ RTL qui a osé intégrer les meilleurs éléments de la blogosphère politique belge et a ainsi donné une plus grande visibilité à une lecture plus critique et moins formatée de la res politica. L’émission semble avoir d’ailleurs très vite trouvé sa place, à voir comment les invités tenaient compte des remarques formulées la veille (Didier Reynders qui se la joue avec le public du genre “je connais tous vos prénoms et je vous jure qu’on a élevé les cochons bios ensemble” juste après la très mauvaise prestation d’Elio).

Le Soir et Twitter

Le compte Twitter politiclub mis en place par le journal Le Soir est une initiative tout à fait intéressante, même si son pendant en ligne – le carnet “SagaBelgicaBis” – a initialement commis une erreur d’approche, corrigée ensuite grâce notamment à une discussion sur le blog de Charles Bricman.

@politiclub a permis de mettre en réseau la plupart des personnes intéressées par les élections: candidats comme citoyens avaient ainsi un lieu central où se tenir au courant des derniers écrits, dont une certaine partie renvoyaient des échos bienvenus de France et de la presse internationale. Cela permettait également de partager des réactions en direct sur telle phrase prononcée par un candidat lors d’une apparition médiatique. Espérons qu’ils prolongent l’expérience au delà des élections. (Si vous êtes sur twitter et que vous avez quelque chose d’intéressant à relever à propos de la campagne, ajouter @politiclub pour qu’ils le reçoivent, et si il s’agit des élections, ajoutez le #be1306 qui permet que votre message s’affiche si l’on fait la recherche pour ce tag.)

Ah oui au fait

Je vous annonçais voter pour l’écolo Jacky Morael et la groen! Tinne Van der Straeten. Pour cette dernière, j’ai changé d’avis: je vais exceptionnellement voter pour Caroline Sägesser, candidate d’origine suisse de probruxsel. Parce que Bruxelles doit se réformer (et pas “être réformée”, nuances…), qu’elle est d’origine suisse, que Probruxsel défend une Belgique fédérant 4 régions et la disparition des communautés et que c’est une femme.

Si vous ne connaissez pas probruxsel, voici une vidéo de l’apparition de leur tête de liste au “Talk Election”.

Et vous, qu’avez-vous pensé de la campagne? Savez-vous pour qui voter?

Le monde a-t’il besoin du nucléaire ? – TEDtalk

Si des slogans suffisent à vous convaincre, veuillez consulter le site du Forum Nucléaire.

Pour ceux qui préfèrent les arguments, vous avez les TED talks, dont celui-ci : “Does the world need nuclear energy?“, un débat entre Stewart Brand et Mark Z. Jacobson dans un débat au format rapide et efficace. Poursuivre la lecture…

L’utopie de la solidarité intra-européenne…

Daniel Cohn-Bendit (Green) remet en cause la manière dont la Commission Européenne et le Parlement Européen ont géré le soutien financier à la Grèce. Il met le doigt là où cela fait mal, notamment le juteux marché des armes qui fait qu’au final, c’est un peu comme si la France et l’Allemagne prêtaient de l’argent (avec 3,5% d’intérêt tout de même) à la Grèce pour que celle-ci puisse acheter pour 5 milliard d’euro en équipement militaire. Il suggère donc une véritable politique de désarmement de la région comme un moyen beaucoup plus respectueux du peuple grec d’atteindre l’équilibre de ses finances. Ce type a le don de réchauffer ma foi en la politique en général et l’union européenne en particulier…

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Après l’open source, l’open government ?

TheIndependent Cover
“Yes, he can”. Ben oui, Barack, il peut. Les gouvernements utilisent des logiciels qui coûtent un pont (littéralement) non seulement à créer, mais également à maintenir. Ce sont des applications monstrueuses développées dans des langages de programmation issu d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent (et ne veulent) pas connaitre. Et vu la faible maîtrise de l’outil informatique par l’ élu du peuple moyen, cela ne risque pas de changer.
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Votez, votez, il en restera toujours quelque chose…

Comme à mon habitude avant chaque élection, je remets mon vote en jeu et le remettrai au parti qui me paraitra répondre au mieux à la problématique en jeu. Voici en l’état mon cheminement…
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