A l’heure où la Belgique vit peut-être ses dernières heures, une esquadrille d’auteurs – artistes belges ou résidant en Belgique ont mis en commun leurs oeuvres traitant de l’identité belge – en bien , en mal ou en très artistiquement flou, et ce à l’initiative de Paul Gonze (le prolifique inventeur du module des îles de Paix), qui m’a demandé de mettre toutes ces oeuvres en ligne dans un musée imaginaire de la Belgitude (sic), Poursuivre la lecture
“… when you should know that in my heart you fill every corner”…
Ce n’est pas tous les jours que la radio offre à mes oreilles délicates de beaux vers tout frais, tirés du nez titre “On my shoulders” du groupe franco-finlandais The D0, et tant pis si ce faisant je joue dans le jeu marketos à la purecosimosi FM, car, ici, mesdames et messieurs, c’est du tout bon texte qui pue les effluves adolescentes, (vite un martini avant que je ne me reprenne pour Robert Smith), du lyrisme larmoyant qui saura réveiller l’ado transit d’amour qui hiberne en vous (quelque part, au fond… non?), balancé par la ma foi fort jolie voix, fragile et orgiaque de la chanteuse finlandaise qui se la joue… chanteuse finlandaise. Bref, cela schlingue bon le pathos existentialiste que tu vois comme je souffre !?! qu’on adore quand on est ado. Allons, allons, ne niez pas, vous ne feriez qu’aggraver votre cas.
L’arrangement musical de ce track n’a malheureusement rien d’ambitieux voire même pue légèrement sur les bords qu’on dirait du rock made in Communauté Française de Belgique (indice: “coulée de boue”), mais l’album révèle tout de même un groupe qui a un peu de caractère, en tout cas les six premiers morceaux (sur 15) permettent de le penser. Ne vous faites cependant pas trop d’illusion: dans six mois vous aurez oublié cet album sauf peut-être, justement, ce track (que d’ici là vous ne pourrez plus entendre tellement il vous aura poursuivi, merci pure FM).
Why would I carry such a weight on my shoulders?
Why do I always help you carry your boulders?
You wonder why I carry such a weight on my shoulders
And why would I hitttts such a load
Cos someday you’ll see
Next time I’ll try it another way
Why would you try to make me friends with them soldiers
when you know that I’ve never been familiar with orders
When you know that my heart is in a pretty disorder
And you should know that in my heart you fill every corner
And someday you’ll see that all I want is to please
Next time I’ll try it another way
How long will I sit and wait like a soldier?
How many summers will It take?
How many summers will I wait?
How many shoulders will I break?
Why would I carry such a weight on my shoulders?
Why am I always by your side when you’re down?
Why did I help you build a beautiful house?
And why did I break my back for you in the cold?
Cos someday you’ll see
Next time I’ll try it another way
Why would I have to quit if time makes me older
Why do they wonder why I never get bored?
How could I tell them that I’ll never let go
But hey, you’re my man but they just won’t understand
Cos someday you’ll see
Next time I’ll try it another way
How long will I sit and wait like a soldier?
How many summers will it take?
How many summers will I wait?
How many shoulders will I break?
Why would I carry such a weight on my shoulders?
Why do I always help you carry your boulders?
You wonder why I carry such a weight on my shoulders
And why would I hitttts such a load
Cos someday you’ll see
Next time I’ll try it another way
How long will I sit and wait on that boulder?
How many summers will It take?
How many summers will I wait?
J’adore : le clip de la chanson “le café” interprété par Oldelaf et Monsieur D et réalisé par Emilie Tarascou et Stéphanie Marguerite. Produit par l’EMCA. Poursuivre la lecture
Après Radiohead, c’est Saul Williams(*1) qui livre son dernier opus via un modèle inspiré du “donationware” : pour télécharger l’alboume l’utilisateur donne ce qu’il veut – et donc rien du tout s’il est d’humeur pingre ou si c’est la fin du mois ou s’ il est belge et travailleur indépendant.
Comme je suis grand fan, j’ai payé les 5 dollars pour ” The Inevitable Rise and Liberation of NiggyTardust” – a peine le prix d’un pain. La culture moins cher que le pain, c’est un peu le monde à l’envers, non? Mon esprit veut croire que c’est une avancée sociale, mais mon ventre n’est pas d’accord. Jamais content…
Un mot sur l’opus tout de même: c’est Trenz Raznor (le mal coiffé mieux connu par son nom de scène : Nine Inch Nails) qui le produit et ca sonne juste : arrangements épurés, fini la purée sonore (*2) des deux premiers albums de saul Williams. Tout bénéfice pour les textes, toujours superbes du king of Slam.
(*1) à ne pas confondre avec Saule , non, non : le premier est grand, mince, noir, américain et puise son inspiration dans la cosmologie, la ghettologie, la sociologie, l’émancipation afro-ricaine, tandis que le second est dodu, blanc, belge et puise son inspiration essentiellement dans les turpitudes d’un mec du brabant wallon.
(2*) Ceci est une tentative de slam ratée inspirée par la faim qui me ronge les viscères, argl….