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Le jeu vidéo est très souvent pointé du doigt dès lors qu’il vient à un kid un peu dérangé l’idée de s’offrir une fin de vie en apothéose médiatique à coup d’ Opinel dans la crêche/école (biffez la mention inutile) du coin.

Cette relation plausible mais non scientifiquement vérifiée entre jeu et violence sociale fait d’ailleurs l’objet d’une controverse récurrente.

Pour ceux d’entre vous qui, comme moi, ont du mal avec cet argument mais ne peuvent tout de même se résoudre à écarter l’évidente pertinence de l’hypothèse, voici du pur plaisir intellectuel et acoustique: une émission que j’ai trouvée fort intéressante passée sur la Première samedi dernier, et consacrée au lien parent-enfants et le multimédia.

Ils y exploraient notamment le jeu vidéo (bien/mal?) et de manière générale le rapport à l’écran et son influence sur la société et la vie familiale.

Vous pouvez l’écouter sur le site de la première (http://podaudio.rtbf.be/pod/LP-TAC_Tout_autre_chose_-_3-4-2009_-_le_lien_6716529.mp3) ou ici :
Tout autre chose: multimédia et le lien parent-enfant

Présentation : l’excellente journaliste Martine Cornil.

Il y est question de dénoncer certaines croyances et de veiller à ce que l’entourage reste en « lien » avec l’enfant car le multi media peut être un lien qui rapproche ceux qui sont loin mais aussi éloigner ceux qui sont proches…

jeu vidéo et enfants: conclusion

La conclusion que j’en ai tirée est que :

  • de tout temps les enfants ont joué à se battre, à se tuer « pan, tu es mort ».
  • l’enfant intègre des notions vitales par ces jeux: courage, solidarité, survie, rapport de force, contrôle des émotions…
  • le jeu vidéo n’explique pas seul la violence: comparer le faible taux de violence au Canada par rapport aux USA
  • le problème vient de jeux tellement réalistes que la partie du jeu intéressante en terme de développement, à savoir la construction mentale du récit par l’imagination, est rendue inutile: l’enfant n’imagine plus, il contemple et intègre une esthétique dépassant en réalisme ses propres fantasmes.
  • le rôle du parent est fondamental: jouer avec l’enfant à ses jeux, interdire les jeux trop réalistes et autoriser le conflit et certaines expressions agressives dans le « flux » de la vie familiale sont de bonnes idées.

Bonne écoute.