Du muscle à défaut de cervelle, voilà la conclusion au terme des négociations actuelles en vue de la constitution du prochain gouvernement fédéral.

Personnellement, il me semble que le musc testostéroné qui émane de Val Duchesse occulte mal l’odeur des millions de litres d’hydrocarbures brulés à chaque instant sur la planète. Tandis que le pic pétrolier est atteint – voire dépassé, l’avenir nous le dira – et que la planète arrive tout doucement au point de rupture, nos dirigeants, seuls experts ès ce-qui-est-bon-pour-moi-est-bon-pour-le-peuple, veulent nous faire croire que l’avenir de nos enfants sera assuré dès lors que le dossier BHV sera scindé.

Quid de la préparation de la société de l’après pétrole?

Pourtant, la Flandre si prospère aujourd’hui ferait bien de considérer les points suivants:

  • Pétrole: son économie (comme la plupart des régions d’ailleurs) est basée presque exclusivement, de manière directe ou indirecte, sur le pétrole. Elle n’a que peu de ressources naturelles: 67 km de bord de mer, un territoire qui sera bientot envahi par les eaux. (Vont-ils exiger que les créatures marines parlent le flamand ?)
  • Eau potable: 25% de son eau potable vient de wallonie. Et si, libérée de la solidarité nationale, la Wallonie coupait le robinet, ou augmentait ses prix ?
  • Energies: la wallonie dispose de bois et de charbon. Face à l’augmentation des cours pétrolier, il redeviendra bientot économiquement intéressant de rouvrir les charbonnages. Et la Flandre?

Qu’ils répondent à ces quelques points avant de se faire les experts de notre bien-être en nous vendant leurs priorités politicardes comme étant LES priorités du pays.

UPDATE: heureux de lire que je ne suis pas le seul à penser que les priorités de la Flandre sont environnementales, et non institutionnelles.