Je m’apprêtais à flinguer cette gigantesque campagne de com’ menée par le soit-disant « forum nucléaire » mais Ecolo m’a coupé l’herbe sous le pied, via un communiqué de bonne facture.

Morceaux choisis:

Sous le couvert du « Forum nucléaire » (www.forumnucleaire.be), le lobby nucléaire envahit tant l’espace public que de nombreux médias depuis quelques jours. Le coût de cette campagne de propagande est évalué à deux millions d’ Euros.

Sur les initiateurs de cette campagne:

Ce mal nommé « Forum nucléaire » regroupe des constructeurs nucléaires (le français Areva et l’américain Westinghouse) et les producteurs nucléaires présents sur le marché belge (le français GDF Suez, par le biais de sa filiale Electrabel, et la SPE).(…)
à€ côté des entreprises privées du secteur associées à cette campagne spectaculaire se retrouvent également des organismes tels que l’Institut national des Radioéléments (IRE) de Fleurus, le Centre d’Etude de l’Energie Nucléaire (CEN) de Mol et Belgoprocess, une filiale à 100 % de l’Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF). Il s’agit là d’institutions entièrement ou partiellement publiques, et en tout cas sous tutelle publique.

L’usage d’argent public pour financer cette campagne de propagande du secteur nucléaire est un scandale démocratique. Nos députés Muriel Gerkens et Philippe Henry interpellent cette semaine le ministre fédéral Paul Magnette à ce sujet.

Pour être complet, signalons encore que Synatom, une filiale d’Electrabel (GDF Suez), est également membre du « Forum nucléaire ». Il est tout aussi inacceptable que cette entreprise, qui gère les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires belges ainsi que pour la gestion de leurs déchets radioactifs, participe à une campagne pour reporter la fermeture desdites centrales.

Et enfin, la position d’Ecolo sur le nucléaire :

Pour Ecolo, le nucléaire n’est et ne peut être la solution d’avenir. Non par obstination idéologique mais parce que de très nombreux critères objectifs démontrent que, nonobstant le rôle limité que cette énergie aura joué dans l’histoire récente, elle n’est pas en mesure de répondre aux mutations fondamentales auxquelles nos sociétés doivent faire face au cours de ce siècle.