Après vous avoir diverti sur des SERA® (sources d’énergie renouvellable anecdotiques », acronyme inventé par votre serviteur, qui pense tout de même que ces techniques sont plutôt des « NE SERA PAS » mais bon) voici plus que probablement la solution la plus prometteuse pour assurer la transition vers une économie mondiale non émettrice de carbone: OTEC (pour « Ocean Thermal Energy Conversion »), une technologie développée par l’architecte et ingénieur Dominic Michaelis, son fils Alex Michaelin (architecte également) et Trevor Cooper-Chadwick. Je crois profondément dans le potentiel de ce type de solutions (« îles ») donc je vais vous la détailler ci-après.

Le concept d’OTEC est de tirer parti des différences de température entre l’eau à la surface de l’océan (jusqu’à 29° dans les tropiques) et celle 1 km plus bas (5° C) de la sorte: l’eau plus chaude à la surface est utilisée pour chauffée de l’ammoniaque liquide, le convertissant en vapeur qui actionne une turbine, qui, elle, produit de l’électricité. L’ammoniaque est ensuite refroidi par l’eau froide des profondeurs, redevenant liquide de sorte que le processus peut recommencer. Simple, et diablement efficace à grande échelle: l’objectif de l’équipe est de créer un réseau d’ « îles à énergie » : des plates-formes hexagonales en béton armé et métaux inoxydables qui pourraient générer de l’électricité via à partir du vent, des vagues et du soleil en plus de l’OTEC. une seule de ces îles produirait environ 250MW d’électricité, et que 50000 d’entre elles permettraient de rencontrer les besoins énergétiques de l’ humanité ( ainsi que de fournir 2 tonnes d’eau fraîche par personne et par jour pour toute la population – de l’eau dessalée étant un des « déchets » du processus d’OTEC.

Amis flamands, vous ne pourrez en installer en Mer du Nord, car il faut une différence de température d’au moins 20°C entre l’eau à la surface et celle à -1000 mètres, ce qui font des mers tropicales et sub-tropicales les candidates désignées pour y amarrer les îles à énergie. Y a des papous qui vont palper du gros chèque c’est moi qui vous le dit.

via Inhabitat