En février je vous avais expliqué comment utiliser Google Mail (1) pour améliorer votre productivité en y intégrant une gestion de tâches et ne plus jamais perdre vos emails dans un crash de pc, tout cela pour pas un balle.
J’ai un aveu à vous faire, un aveu pire que grave important, dont émane un doux parfum de scandale. Non je ne vais pas faire mon coming out, bande de pervers.
Ceci est strictement professionnel: je suis web developeur, web designer, je passe dix heures sur le web par jour depuis plus de huit ans, et pourtant jusqu’à récemment, je n’utilisait pas le RSS. J’avoue, j’ai honte. Cela ne me tentait pas, parfois j’en ai juste marre de devoir apprendre un nouvel acronyme (dans mon domaine c’est à peu près chaque semaine), et en plus il y a « syndicat » dedans, quelle horreur, le péril rouge !
Eventuellement la réalité m’a rattrapé: j’en ai eu marre de ne plus pouvoir suivre tous les sites de news, portails et blogs qui traitent des sujets qui m’intéressent. Cela commencait à faire longue la séance de surf qui accompagne le café du matin, du coup je devais boire plusieurs cafés pour arriver au bout, cela me rendait de plus en plus nerveux, j’ai failli mourir d’une crise de tachycardie et j’ai foutu ma souris en l’air tellement j’avais les mains moites. Bref, cela devenait une question de vie ou de mort.
Et de fait, le RSS m’a sauvé d’une mort certaine, noyé que j’étais dans l’océan de données dont les vagues s’échouaient à chaque instant sur mon 17 pouces.
Aujourd’hui, grâce à RSS-n-go mes cheveux sont plus brillants, mon poil plus lisse et je peux digérer des masses énormes d’information en une ou deux séances de dix à vingt minutes par jour. Je n’ai plus ce tressaillement angoissé lorsque je découvre un nouveau blog dont je voudrais suivre les articles, j’ai même plutôt retrouvé le sentiment d’être le maître de mon ordinateur, l’assurance de ne rien rater et de ne plus perdre de temps. Bref, h-e-u-r-e-u-x je suis.
Qu’est-ce que le RSS?
Vous voyez les news tickers qui circulent en bas de l’écran sur LCI ou CNN? Le RSS est l’équivalent, pour à peu près tous les sites modernes actuels, dont mon blog.
L’acronyme signifie « Really Simple Syndication » mais avec ca vous n’êtes pas fort avancé. « RSS » in fine signifie que vous vous abonnez à un site pour être informé de la publication de nouveaux contenus. A ceci près que vous n’êtes pas averti par télépathie, pigeon voyageur ou email. Ce n’est pas non plus un jeune tunisien de 18 ans dans un call center irlandais qui se charge de vous tenir à jour des nouveautés à toute heure du jour et de la nuit. Non, un extrait du nouveau contenu est tout simpement publié sur le lecteur de flux RSS de votre choix.
Comment savoir si un flux RSS est disponible pour le site qui m’intéresse?
Il existe une convention tacite plus ou moins respectée de représenter un flux RSS par une petite icône orange de ce style:
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Certains navigateurs, tel Firefox 2+, safari 3+, Internet Explorer 7+ affichent la présence ou non d’un flux RSS du site que vous visitez via une icône près de l’adresse du site dans le champ d’adresses:

Sinon, le gentil et fort prévenant développeur du site, dans sa magnanime bonté et son illustre grandeur d’âme peut s’en charger, comme par exemple sur ce blog via l’icône fournie par mon fournisseur de flux (« feeds » en ingliche):

Comment souscrire à un flux RSS?
Cliquez sur l’icône décrite ci-avant. Allez-y, ne soyez pas timide, vous verrez, ca ne fait pas mal (sauf si votre clic est beaucoup trop appuyé, auquel cas je n’aurai qu’un conseil: relâchez immédiatement votre étreinte meurtrière car votre souris ne mérite pas cela et le bouton RSS n’est pas complètement idiot, il a bien compris que vous le voulez là , maintenant, tout de suite, et vite car vous avez d’autres pixels à fouetter).
Alors, vous avez cliqué? Et qu’est-ce qu’il dit le gentil monsieur Navigateur ? Il vous demande vers quoi il doit envoyer le flux RSS, pardi! Et là , je vous donne le vrai conseil d’ami à 500 EUR: laissez tomber les lecteurs RSS à installer sur votre ordi (RSSBandit et autre Foutreware) et utilisez Google Reader.
Google Reader
Google reader est un outil de suivi et de lecture de flux RSS gratuit et en ligne fournit par Google. Autant dire que c’est bien fichu, ergonomique, réactif, et que les backups sont inutiles vu que c’est Google qui s’en occupe. Si vous utilisez Firefox, je vous conseille néanmoins d’installer l’extension » Better Greader » pour en améliorer encore l’ergonomie.
Et alors?
Maintenant que vous êtes armé, faites le tour de tous ces sites que vous aimez, et abonnez-vous à leurs flux RSS. Cela étant fait, votre séance de lecture matinale se fera sur Google Reader demain matin. Une seule adresse: http://www.google.com/reader/ vous oubliez le reste. Une interface épurée vous accueille et vous propose les dernières mises à jour des sites auxquels vous avez souscrit.
Vous avez deux moyens pour organiser vos flux: les tags et les catégories. En fait cela revient à peu près au même, mais là oû je vous conseille d’être conservateur avec les catégories (pas plus d’une vingtaine), n’hésitez pas à tagguer chaque post qui vous intéresse. Par exemple, lorsque je lis une nouvelle qui m’inspire pour un billet sur ce blog, j’ai un tag « a bloguer ». Lorsque j’ai un peu de temps pour écrire, je fais une recherche pour ce tag et je retrouve tous les billets qui constitueraient de bons sujets (« vie sexuelle d’un politique belge », « New beat, motocross et champis hallucinogènes », « Comment j’ai échappé aux gilles de Binche », etc, etc).
Usage avancé
Sans surprise, Google Reader dispose d’un excellent moteur de recherche. Par ailleurs, vous n’avez aucune contrainte de disque dur vu que tout se trouve en ligne.
Dès lors que vous hésitez à souscrire à un abonnement RSS ou non, dans le doute faites-le, ratissez large. Constituez-vous ainsi une base de données de connaissances sur tout ce qui vous intéresse et sur ce qui *peut* vous intéresser. Même le fil info du Soir, les news du cop du Standard, tout. Parallèlement, attrapez le réflexe d’utiliser la recherche dans Google Reader pour trouver du contenu préfiltré par vous et donc forcément plus pertinent qu’une recherche sur le wild wild web. Taillez vous une part du web qui vous ressemble.
Voilà , c’est tout pour le moment, vous pouvez cliquer ailleurs, merci de votre lecture attentive.
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(1) En réalité, on ne peut plus l’appeler « gmail » suite à un diktat de la European Commission…
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