La courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année en France ) et les dégâts occasionnés sur la santé publique.
La scène culte du film: un agriculteur qui avoue, avec une honte non dissimulée, ne pas manger les légumes qu’il produit, parce que lui sait la somme de poisons qu’il a déversés sur ses cultures. Il précise ensuite qu’il achète lui-même bio.
» Le mal ne vient pas de l’ignorance mais de l’impuissance à y résister. Parce qu’un cercle vicieux entraîne tout le monde, producteurs comme consommateurs: la pression du marché et des bas prix, les rendements, les plantes affaiblies sur des sols morts qui demandent toujours plus de traitements. Tout le monde le sait, tout le monde se plaint, mais tout le monde continue. «
(journal Marianne, N° 602, p. 94)
Voici la bande-annonce:
Voici le site du film: Nos enfants nous accuseront