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Jacques Bouvier, secrétaire communal en charge depuis près de 30 ans à Schaerbeek sera « prêté » pour six mois au collège de la commune de Charleroi.

En soi, l’information n’est pas exceptionnelle, et pourquoi pas finalement? Rappelons que Charleroi a actuellement un secrétaire communal inculpé, un secrétaire communal adjoint qui a sagement demandé à être déssaisi, les multiples cadavres dans le placard qui attendent d’être découvert et surtout, une méconnaissance totale des bonnes pratiques en matière de gestion au conseil communal (PV volants, décision nons préparées, analyses non conformes au Collège, etc…), là oû la rigueur et la transparence sont encore plus importants qu’ailleurs.

Si l’équipe en place (PS-MR-CdH) doit aller chercher jusqu’à Schaerbeek un fonctionnaire propre sur lui, qui connaisse les bonnes pratiques, pratique la rigueur, et soit suffisamment intègre, cela en dit long sur l’état de confiance à Charleroi, ville de + de 100 000 habitants pourtant. Mais cela signifie peut-être qu’il y a réellement volonté de rupture, même si, pour cela, un geste fort aurait été souhaitable de la part du PS, en ne reprenant aucun échevin du précédent collège dans l’équipe actuelle. Cela, ils risquent de le regretter, encore longtemps.

Go go go Jacques Go !

source: schaerbeek.irisnet.be

_1090523_prostitution300.jpgJe les aperçois chaque matin en me rendant au turbin: les prostituées, fleurs de trottoirs, putains, putes… Femmes au destin amoral.

Le sujet en touche tant d’autres: moralité, sexualité, condition de la femme, sida, exploitation, proxénétisme, pédophilie, violence, viol… ou même consumérisme, loi de l’offre et de la demande, humain-objet et condition humaine dans sa globalité.

De la prostitution je ne connais rien, j’ai néanmoins le pressentiment que le strass de leurs déshabillés, la courbe de leurs déhanchés cachent souvent des drames humains insoutenables. Soit. Je n’ai pas de pouvoir là -dessus, et je peux imaginer/ espérer que certaines le fassent par choix. Je souhaite que Bruxelles, la Belgique, l’Europe et la communauté humaine dans sa globalité se regardent dans le miroir sans préjugé et donnent à ces femmes un cadre légal et la protection nécessaires pour exercer leur métier dans le respect de leur intégrité.

L’association Démocratie Schaerbeekoise tient son AG le jeudi 22 mars à 20 heures 15 : y sera invité Bernard Clerfayt, Bourgmestre de Schaerbeek, accompagné de membres du Collège échevinal et de la majorité. Il sera interrogé sur les priorités de leur politique durant le législature.

Durant le trimestre suivant seront invités les membres de l’opposition.

Cette rencontre a lieu dans les locaux de Sésam’ – 121 rue Josaphat.

Bienvenue à chacun(e) et n’hésitez pas à inviter votre voisine, votre cousin, vos amis…

Comme l’ASBL Démocratie Schaerbeekoise n’a pas de site internet (update: si, et le voici: http://www.demoscha.be/ ), je me propose de vous transmettre les brèves que je reçois de leur part. Notez que l’ASBL publie un bulletin papier beaucoup plus conséquent. Vous abonner vous coûtera 9 EUR. Renseignements à l’adresse email: demoscha[AROBAS]swing.be

Voici donc les brèves de ce 9 février 2007:

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La tentation du pouvoir absolu et une opposition pugnace.

Qu’ils soient chevronnés ou non, on se demandait si les nouveaux conseillers schaerbeekois feraient plus que de la figuration. Nous avons eu la réponse au Conseil communal de ce 7 février.

La vedette du parachutage électoral est aux avant-postes, dressée face au Bourgmestre : tout à tour arrogante, naà¯ve, féroce, souriante, rouée, Mme Onkelinx est comédienne jusqu’au bout des ongles ! Elle dynamise efficacement son groupe, et les interventions se multiplient, chacun s’étant visiblement choisi un cheval de bataille. Le cdH n’est pas en reste, et la discussion sur le seul point du programme de majorité a duré plus de deux heures et demi, l’opposition déplorant sur tous les tons que ce programme soit flou, indigent, un simple copié-collé d’un accord de majorité qui ne brillait déjà pas par ses engagements concrets !

Face à cette opposition qui s’annonce musclée, le Collège présentait au vote des mesures très contestables, comme la réduction à 9 du nombre des membres des commissions, ce qui semble-t-il permet à la majorité d’y siéger en position outrageusement prédominante. Et apparemment, ce régime léonin est parti pour s’appliquer aussi aux autres organes, comme les ASBL (même si je ne suis pas sûre d’avoir tout compris …). Toujours est-il que le PS, qui comptait bien s’opposer à cette mesure, n’avait pas déposé dans le délai, le nom des personnes à désigner pour siégre dans ces commissions. Et comme le Bourgmestre était bien décidé de faire tout voter (réduction des effectifs et désignations, dans la foulée), le groupe PS, emmené par sa passionnaria, a ostensiblement déchiré ses bulletins de vote !!

Plus choquant encore était le point proposé en modification du règlement d’ordre intérieur du Conseil communal, qui prévoyait de désormais limiter drastiquement le temps de parole des conseillers communaux ! Ce point était introduit en urgence, de façon connexe à de nouvelles dispositions sur l’interpellation citoyenne (là aussi, une limitation du temps de parole du citoyen, mais la possibilité d’interpeller avec l’appui de 20 signataires seulement). Il faut dire que le PS avait fait mettre à l’ordre du jour en fin de séance 18 questions orales, juste après une dizaine d’interpellations, principalement cdH, elles !! « Vous ne nous voulez pas dans les commissions, a lancé M. Van Gorp, nous travaillerons en Conseil jusque 5 ou 6 h du matin !! »

MM. Grimberghs et Courthéoux sont parvenus à faire reporter ces deux points, l’un pour vice de forme (point pas clairement annoncé comme étant à l’ordre du jour), l’autre pour permettre de discuter de la possibilité d’un débat après la réponse de l’échevin compétent à l’interpellation citoyenne. Ouf ! C’est une exigence de DS depuis longtemps, il eût été regrettable que l’on abordât ce sujet sans le réformer dans le bon sens !

Notons enfin parmi les autres points saillants, que M. Grimberghs a opportunément réclamé un cadastre des organes par lesquels la commune fait gérer des biens, des politiques ou des partenariats (entendons, les fameuses ASBL communales). DS ne manquera pas de suivre attentivement l’aboutissement de cette demande.

Bref, un Conseil communal très mouvementé, qui se sera prolongé jusque tard dans la nuit, mais on peut se féliciter de l’assiduité de ses membres, de leur concentration et du nombre des nouveaux élus étant intervenus avec pertinence. Inquiétante par contre, la façon dont le Bourgmestre semble mettre en place, avec la complicité de l’allié ECOLO, un système de pouvoir cadenassé pour devenir inamovible …

Sylvie Kempgens

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Les usagers du Neptunium

Après les péripéties de ce début d’année, la piscine Neptunium est rouverte !

Aussi, le « petit déjeuner », du 2e dimanche du mois, devenu presqu’une tradition, aura lieu ce dimanche.

Pour fêter non seulement la réouverture mais aussi la nouvelle année, un petit plus : UN croissant GRATUIT, pour chaque nageur qui vient à la cafétaria et ce, entre 10 et 11h.

Alors, n’hésitez pas à venir, seul(e), avec votre famille, vos ami(e)s, nager, manger….nous encourager, nous donner des idées pour dynamiser encore plus ce service public indispensable pour la bonne santé de tous !

Nous vous attendons donc ce DIMANCHE 11 FEVRIER de 10 à 12h, Cafétaria du Neptunium

Notez déjà dans votre agenda, les prochains petits déjeuners :

Le 11 mars
Le 13 mai
Le 10 juin (avant ou après le vote fédéral)

Bien amicalement

Les Usagers du Neptunium

Je préparais un billet affirmant que les partis francophones se trompent de n’être demandeur de rien. En tout cas, ils ne me représentent pas. Au milieu de ma phrase (ou presque) je suis tombé sur ce site bruxsel.org, et sur ce billet. Voilà , j’ai effacé ma phrase et je vous propose de lire plutot ce billet:

« Demandeurs de rien »? Vraiment?

Sentiment de déjà vu.
La réunion des présidents de partis francophones du 20 décembre nous a permis de découvrir que « nous ne sommes demandeurs de rien » (Di Rupo). Vraiment?
Au-delà des gesticulations à bon marché orientées vers l’électorat francophone et destinées à faire monter les enchères communautaires, ne serait-il pas temps de parler sérieusement d’une nouvelle réforme institutionnelle?

Voici quelques idées pour les négociateurs « francophones »

1) Les Bruxellois veulent des institutions efficaces, qui répondent à leurs besoins. La fragmentation des compétences entre Région, Communautés (et commissions communautaires) et communes est inefficace.

* Comment développer une politique culturelle cohérente alors qu’il n’y a plus de quarante « responsables » pour la culture à Bruxelles (échevins flamands et francophones, ministres divers… )?

* Comment faire de Bruxelles un pôle d’attraction international dans le domaine de la culture et de cette dernière un atout économique/touristique majeur pour le développement de notre Région?

* Comment assurer la gestion du flux de près de 350.000 navetteurs alors qu’il n’y a pas d’organe intégré pour gérer les transports publics entre Bruxelles et les Régions voisines? A quand un district des transports de la capitale?

* Comment assurer une cohérence des politiques de mobilité et de parking entre communes et Région…? Il est temps de sérieusement plancher sur ces questions: ne faut-il pas régionaliser certaines compétences communales (et vice-versa: nettoyage des voiries régionales…)?

* Quid de l’emploi et de l’enseignement à Bruxelles?
Si la Région bruxelloise est le premier bassin d’emploi du pays en concentrant sur son territoire 676.590 emplois, elle est néanmoins confrontée à un taux de chômage de 21% contre 19% en Wallonie, 8,5% en Flandre et 13% pour tout le Royaume. 54% des emplois présents sur le territoire bruxellois sont occupés par des navetteurs venant de la Flandre et de la Wallonie. La part des emplois offerts aux Bruxellois est faible tant dans le secteur privé (cf. VW) que public.

Pour ne reprendre que quelques exemples des chiffres révélés en 2003 :

# 2,15% de Bruxellois à la SNCB
# 4,54% à la Poste , alors que les Bruxellois représentaient 9,7% de la population * * 54,3% à la STIB
# 68,4% de moyenne dans les communes
# 56,5% dans l’administration régionale bruxelloise

Pourrait-on nous expliquer pourquoi les Bruxellois sont sous-représentés? Sont-ils moins qualifiés? Pourquoi et comment remédier à cette situation?

*_ Justice, police, services médicaux… et emploi des langues.
N’est-il pas temps de reconnaître qu’à Bruxelles, la lingua franca, c’est le français (selon une étude de la VUB, 95% des habitants disent bien maîtriser cette langue; 36% pour l’anglais et 31% pour le néerlandais)… tout en reconnaissant que moins de 50% des Bruxellois sont des « native speakers » en français? Cela ne doit-il pas nous amener à une approche plus pragmatique dans la gestion des emplois? A défaut, changeons au moins la loi linguistique de juillet 1963 qui sépare l’enseignement francophone et néerlandophone à Bruxelles pour permettre aux Bruxellois d’être de bons multilingues.

2) Les Bruxellois veulent être autonomes dans la gestion de leurs affaires intérieures

* Donnez-nous svp cette autonomie constitutive et les marques de notre égalité avec la Flandre et la Wallonie

* L’accord BELIRIS (coopération entre le fédéral et la RBC), est géré par des fonctionnaires fédéraux dans un manque de transparence crasse. La promotion nationale et internationale de Bruxelles doit être gérée par les Bruxellois, qui se coordonnent avec leurs partenaires, pas l’inverse.

3) Dans le domaine des finances publiques, diverses réformes peuvent être envisagées

* Tout d’abord, pensons à l’avenir du pouvoir fédéral. Les règles actuelles de la loi spéciale de financement des Communautés et des Régions permettent-elles au pouvoir fédéral de faire face au choc démographique? On a certaines raisons d’en douter.

* Peut-on accroître l’autonomie fiscale des Régions – un gage de transparence et de responsabilité – sans mettre à mal l’équilibre des finances publiques fédérales? (réponse: oui – il est possible de laisser aux Régions prélever une partie de l’IPP en réduisant la dotation de l’Etat de manière correspondante).

* Le refinancement éventuel de Bruxelles et de ses communes est une question qui devrait se poser à la fin du processus de réflexion. Pas au début. Les politiques devraient faire preuve de plus d’imagination…