Ainsi donc ce serait la fin de la saga politico-financière « Share Wars » opposant les gros poissons de la finance au menu fretin de l’actionariat, avec, à ma gauche, Dark Reynders tirant les ficelles dans l’ombre du CA de Fortis pour plaire aux Magnus Imperator Albert Frère et Sarkozy, et à ma droite, Luke Skymodrikamen en tête de file des petits actionnaires qui n’ont pas avalé le bradage de Fortis au géant BNP Paribas.

Je n’ai pas les compétences pour juger de l’intérêt financier de la manoeuvre pour les Belges, mais il me semble, comme Charles Bricman, que c’est un épisode tragique pour la démocratie et la confiance des citoyens envers leurs élus: pour faire court: pour qui court Reynders?

Le Président du MR – ministre des Finances ne sort pas grandi de l’exercice. Refuser le débat public demandé par Modrikamen était encore une nouvelle preuve de son mauvais sens de la communication. Il y a un ras-le-bol de ce type dont on perçoit finalement mal le talent (la gestion du ministère des Finances est sujette à de nombreuses critiques) et je crois que de nombreux électeurs du MR partagent une certaine déception face à cette obstination bornée confinant à l’autisme avec laquelle il prend les décisions qui lui importent sans laisser place au débat, sans pouvoir jamais se remettre en question.

Personnellement, je crois que cette attitude va coûter cher au MR lors de ces élections. Bye bye Wallonie…

Quant à Me Modrikamen, il est fin prêt pour se lancer en politique, non? Cet aura de chevalier blanc ne va pas durer longtemps, j’imagine qu’il voudra profiter du momentum actuel, à moins que ce ne fut que le fruit de son talent d’acteur, fort utile tant à un avocat qu’à un acteur politique.

Mais sans la sincérité, à quoi bon?