Après Radiohead, c’est Saul Williams(*1) qui livre son dernier opus via un modèle inspiré du « donationware » : pour télécharger l’alboume l’utilisateur donne ce qu’il veut – et donc rien du tout s’il est d’humeur pingre ou si c’est la fin du mois ou s’ il est belge et travailleur indépendant.

Comme je suis grand fan, j’ai payé les 5 dollars pour  » The Inevitable Rise and Liberation of NiggyTardust » – a peine le prix d’un pain. La culture moins cher que le pain, c’est un peu le monde à l’envers, non? Mon esprit veut croire que c’est une avancée sociale, mais mon ventre n’est pas d’accord. Jamais content…

Un mot sur l’opus tout de même: c’est Trenz Raznor (le mal coiffé mieux connu par son nom de scène : Nine Inch Nails) qui le produit et ca sonne juste : arrangements épurés, fini la purée sonore (*2) des deux premiers albums de saul Williams. Tout bénéfice pour les textes, toujours superbes du king of Slam.

(*1) à ne pas confondre avec Saule , non, non : le premier est grand, mince, noir, américain et puise son inspiration dans la cosmologie, la ghettologie, la sociologie, l’émancipation afro-ricaine, tandis que le second est dodu, blanc, belge et puise son inspiration essentiellement dans les turpitudes d’un mec du brabant wallon.

(2*) Ceci est une tentative de slam ratée inspirée par la faim qui me ronge les viscères, argl….